La Rose de Saragosse

La Rose de Saragosse

Raphaël Jérusalmy

Actes Sud

  • 18 février 2018

    Dans ce court roman porté par une écriture intense Raphaël Jérusalmy traite de L'Inquisition espagnole en 1485 avec comme fil rouge la création artistique. Utilisant sa plume pour décrire ses personnages comme l'artiste utilise ses outils, parfois avec tendresse, parfois avec férocité , l'auteur met en exergue, avec acuité, les traits particuliers de chacun.
    Image et langage se confondent harmonieusement.
    Un exercice réussi pour dire le drame du peuple juif d'Espagne et le combat qu'ont mené les dirigeants contre une forme de liberté d'expression, la gravure.
    Un écrit passionnant qui donne envie de découvrir l'auteur de ces gravures signées d'une rose.

    Michèle


  • 15 février 2018

    Inquisition

    Le récit commençait pourtant bien : le meurtre orchestré de l’Inquisiteur de Saragosse ; des caricatures dans toute la ville oeuvres d’un mystérieux graveur ; deux jeunes filles en fleur et un personnage digne de Quasimodo.

    Mais le charme n’a pas pris. Le style est plat qui enchaîne les actions.

    Le vocabulaire se veut d’époque (l’emploi de « familier » pour désigner un indique à la solde du plus offrant) va mal avec une histoire moderne de jeune fille rebelle. Qui peut croire qu’au 15e siècle en Espagne il était possible pour les jeunes filles de cacher leurs activités révolutionnaires à leur famille ? Se mêlaient-elles de politique ? Etaient-elles en mesure de se moquer de la religion établie ?

    Je n’y ai pas cru un seul instant. Et mêmes les pages sur la composition offset ne m’ont pas passionnées.

    Un rendez-vous manqué.

    L’image que je retiendrai :

    La dernière, celle du bâton de Moïse.


  • par (Libraire)
    18 janvier 2018

    Éloge de l'Art

    Mariage de l'Art et de l'Histoire pour aborder la sombre et longue période de l'Inquisition espagnole dans toute sa férocité et sa folie intolérante. Les Juifs de Saragosse sont persécutés, menacés d'anéantissement quoique récemment convertis pour certains. Un climat de peur et de délation règnent tandis que clandestinement certaines familles s'organisent pour contrer cette brutalité en usant de subterfuge qu'est la gravure. Raphaël Jerusalmy déploie un habile et singulier talent de conteur d'une grande délicatesse sur une période historique peu tendre et tendue. L'Art et la Liberté y sont assemblés, réunis.