• 12 décembre 2014

    Le sablier du temps ne s'arrête jamais!

    L'extraction à outrance du sable dans la baie de Lannion sert de prétexte à ce polar écologique signé de mon ami Yann Venner! Le sous-titre de ce roman est : Suspense à Trébeurden.
    Albert Le Gouëdic, brave agent municipal fait dans le cimetière de Tébeurden un macabre découverte! Principe immédiat de vases communicants il est lui aussi transformé en cadavre!
    Puis une chanteuse classique morte à l'insu de son plain grès est découverte dans un terrain vague, son cadavre est orné de sable et de coquillages!
    Fanch et son épouse Gwendoline s'installent dans leurs nouveaux murs " Le café du loup rouge".

    L'élégant homme d'affaire britannique Dave Nakhell-Sandman s'installe à Trébeurden...en villégiature? Pas sûr il doit y avoir sable sous roches!
    Le commissaire Le Tellier de son côté en fouillant un peu au cimetière trouve une alliance avec les initiales entrelacées A.J. Avec l'aide la presse il pense tendre un piège au meurtrier de fossoyeur !
    Une mystérieuse femme Australienne portant une haine féroce aux Bretons tire de loin les ficelles menant le marché du sable où va son profit.
    L'assassin lui se pose des questions, et si le cadavre déterré n'était pas le bon ? Un crime parfait il y a trente cinq ans peut-il ne plus l'être maintenant ? Surtout qu'un second est venu s'ajouter à son palmarès !
    Les personnages de ce roman sont les héros récurant de Yann, le commissaire Cesare Le Tellier, Fanch Bugalez et Eugène Cabioch, amicalement surnommé "La Brebis" ainsi que leurs familles entre autres!.
    Tout le microcosme d'un port breton aux prises avec les ravages écologiques créé par la mondialisation et la finance.
    Les seuls pratiquement que ce projets intéressent sont les promoteurs et les agents immobiliers, il y a de l'argent à se faire dans la construction et la revente! Mais des lettres anonymes les mettent en, garde! Pas réellement anonymes car elles signés mais d'une personne parfaitement inconnue.
    Les Bretons mauvais coucheurs internationaux ! Après les marrés noires encore un sujet de lutte contre les multinationales ! Sortons les "Gwen ha du" Le noir du pétrole et le blanc du sable ! Gardez le noir nous gardons le blanc!
    J'ai appris que le sable marin était plus adapté que le sable du désert pour la fabrication du béton ! Les pharaonesques travaux effectués à Dubaï ne peuvent pas être fait avec le sable pourtant distant de quelques kilomètres !
    Une écriture que j'ai personnellement trouvé plus classique que d'ordinaire.
    Mais chasser le naturel il revient au galop et il reste malgré tout une bonne dose d'un humour ou potache ou féroce aussi parfois!
    À noter qu'un collectif pour lutter contre cette "désabilisation" qui se transformera en "déstabilisation" du milieu marin c'est créé : "Le Peuple des Dunes en Trégor" .