Des ombres à l'aube, Un massacre d’Apaches et la violence de l’histoire
EAN13
9791027901302
Éditeur
Éditions Anacharsis
Date de publication
Collection
Essais
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Fiches UNIMARC
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Des ombres à l'aube

Un massacre d’Apaches et la violence de l’histoire

Éditions Anacharsis

Essais

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9791027901302
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    17.99

  • Aide EAN13 : 9791027901524
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    17.99

Autre version disponible

Le 30 avril 1871, sur le Territoire de l’Arizona, dans le canyon d’Aravaipa,
une troupe d’Indiens Tohono O’odham, de Mexicains et d’Américains massacrait
dans leur sommeil plus de 140 Apaches. il est demeuré une masse d’informations
sur ce drame, qui a permis à Karl Jacoby de proposer une approche inédite de
l’événement, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant. Son ouvrage possède
un caractère, en quelque manière, totalisant : son enquête interroge les
modalités de la reconstitution des faits passés autour de la question de la
violence non seulement dans l’histoire, mais en même temps de la violence de
l’histoire. C’est d’abord par le choix de la structure narrative que la
démarche de Karl Jacoby frappe par sa pertinence. Plutôt que de conduire un
seul fil narratif, il en propose quatre, chacun constituant l’histoire de
chacune des communautés impliquées dans le massacre : ce sont autant de
perspectives particulières, contradictoires et complémentaires qui s’ouvrent
de la sorte. Le livre en outre se dédouble en deux moments, celui de
l’histoire de chacune de ces communautés avant le massacre, puis celui de la
mémoire de chacune après le massacre. Avec ces regards subjectifs croisés,
cette narration entrelacée portant sur le même événement, Karl Jacoby met à
jour toute la difficulté de l’entreprise historique ; et, surtout, il stimule
remarquablement le lecteur, auquel il propose au fond une méditation sur le
travail de l’historien. Cette approche, dès lors qu’il s’agit d’aborder la
question de la pulsion génocidaire chez les gens ordinaires, est radicalement
originale sur ce terrain. Apparenté au maître-ouvrage de Christopher Browning,
Des Hommes ordinaires, Des ombres à l’aube, s’agissant de l’histoire
américaine, reconsidère ainsi au plus près le problème de la violence faite
aux autochtones américains, trop souvent réduite à quelques archétypes, mais
aussi propose un examen en profondeur des entreprises mémorielles et de leurs
conséquences – parfois terribles – y compris dans et par l’histoire.
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