Les mots des livres

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7 juillet 2015

Alessia Valli - son mot préféré : « Intuition »

C'est souvent le point de départ d'une histoire, cette voix motrice, qui murmure en nous "suis ton intuition" et qui nous pousse à dépasser nos peurs, à oser la nouveauté.
Mon héroïne rencontre son grand amour grâce à l'intuition qui se transforme en impulsion. Elle écrit une lettre en pleine nuit à l'auteur d'un livre qui l'a bouleversée. Elle a la conviction que cet homme va jouer un grand rôle dans sa vie, alors qu'elle ne l'a encore jamais rencontré.... Et la suite va lui donner raison.
Je crois en la force de l'intuition qui est aussi révélatrice d'une aspiration profonde et d'une part de nous-même souvent insoupçonnée et d'autant plus puissante.

(Contenu publié avec la collaboration du site www.lesmotsdeslivres.fr)

Janine Boissard

Flammarion

19,90
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7 juillet 2015

Janine Boissard - son mot préféré : « Tolérance »

Mon mot préféré : "tolérance". Il me vient de mon père, Inspecteur des finances, qui avait choisi pour devise : "Ne juge pas, comprends."
Mais dans le monde d'aujourd'hui où c'est trop souvent l'intolérance qui règne avec un "prêt-à-penser", "prêt-à-vivre", que certains voudraient nous imposer, il me semble qu'il faut s'efforcer de rester un "esprit libre", comme l'était celui qui a guidé mes pas d'écrivain et demeure mon maître, Victor Hugo.
Non, monsieur Gide, pas "Victor Hugo, hélas !". Et si, comme le disait Jean Cocteau, "Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo", alors, vive la folie.

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Presses Universitaires du Septentrion

18,00
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7 juillet 2015

Damian Grant - son mot préféré : « Paradoxe »

Le mot de la traductrice : Paradoxe : parce que la découverte du paradoxe est la première manifestation de l'esprit d'indépendance intellectuelle et qu'elle ouvre l'esprit sur le monde des contradictions. Je me rappelle, adolescente, la révélation que fut le paradoxe du menteur. S'il dit : «Je mens toujours», forcément, il ne ment pas, au moins une fois... Vertigineux ! Repérer les paradoxes, c'est une gymnastique de l'esprit qui apprend à se méfier des discours simplistes, en politique par exemple, et qui fait trébucher les vérités trop sûres d'elles-mêmes. Mais le paradoxe n'est pas seulement le petit provocateur qui prend plaisir à démonter les idées reçues, quitte à contrarier l'opinion commune - la doxa -, selon son étymologie. Il ne se contente pas de mettre fin à l'âge de la crédulité, de nous faire reconnaître nos propres absurdités ; il renforce la confiance en la complexité de la vie et en l'ingéniosité du vivant. Il donne au romancier - ici, Rushdie - la foi du doute.

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7 juillet 2015

Pascal Louvrier - son mot préféré : « Marge »

Variations sur le mot marge.

Ecolier, déjà, j'aimais la marge, bien démarquée par la ligne verticale rouge comme le sang. Le professeur y mettait ses remarques, pas toujours agréables, mais utiles à la formation du futur adulte. Après, le mot marge a symbolisé la liberté qu'on peut prendre dans cet espace clandestin et infini. En marge de la société pour garder sa fraîcheur, son étonnement, sa gourmandise devant la vie qui passe comme une illusion. L'écrivain doit vivre en marge, c'est une impérieuse nécessité. On peut être à la marge, comme sur un fil, en équilibre, pour éprouver les sensations qu'on transforme ensuite en mots. C'est grisant, dangereux, car le vide vous guette. À la marge, frontière entre le rêve et la réalité, là où il convient de se trouver, le soir, sous la lune pleine. Et puis, hop, on plonge à nouveau dans la marge et, ni vu ni connu, la vie secrète vous emporte et préserve l'imaginaire.

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7 juillet 2015

Frank Lanot - son mot préféré : « Cosmos »

Le mot que je préfère est COSMOS. Parce qu'il désigne l'univers dans son entier, le Tout dans lequel chaque élément est inclus, et trouve sa place. Le spectacle de ce Tout s'offre à nos yeux, étonnés, ravis, - et inquiets.

J'aime que le COSMOS fasse entendre son origine grecque, sans brouillage depuis des siècles. Les contemporains de Socrate entendaient par COSMOS l'idée de beauté, d'ordre et d'harmonie : est cosmétique ce qui est grâce et perfection formelle.

Ecrire un roman, c'est mettre de l'ordre dans le grand désordre des choses et des impressions, qui nous environnent et nous assaillent. La vie est pleine de stupeur et de tremblement, de bruit et de fureur : le romancier ordonne tout cela, au fil des mots, pas à pas, page à page. Tout livre est une mise au net : dans l'organisation concertée des phrases naîtra le fracas du monde, restitué par l'alchimie du verbe.

Le CHAOS sera devenu COSMOS : une métamorphose a eu lieu, celle du cru au cuit. La tranche de vie, toute crue, deviendra le texte cuit, confectionné avec amour au feu de l'harmonie.

(Contenu publié avec la collaboration du site www.lesmotsdeslivres.fr)