Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

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16 juillet 2024

1939-1945, Rome

Je me suis aperçue, au fur et à mesure de ma lecture, que j’avais déjà lu ce roman il y a des années. Mais impossible de me rappeler la fin.

J’ai suivie de nouveau Ida et son fils Nino dans Rome au temps du Duce. Nino qui devient chemise noire puis, quand le vent tourne, se converti au socialisme et puis après…. on en sait pas trop si ce n’est que c’est louche.

Ida qui se fait violer par un soldat allemand et qui donnera naissance à Useppe, bébé puis enfant chétif vivant caché.

J’ai eu de la peine pour Ida, à moitié juive, qui a peur de tout et de tous, contrairement à son fils aîné qui n’a peur de rien.

J’ai aimé suivre Useppe et découvrir l’histoire de sa mère et un peu celle de son père.

Nino m’a agacé par sa bravoure de pacotille. Je lui ai préféré le personnage de David Segré, alias Carlo Vivaldi, alias Piotr.

J’ai aimé les Milles : cette maison dans laquelle Ida et Useppe trouve refuge après le bombardement de leur quartier. J’ai aimé les personnages qui peuplent cette maison-refuge.

Et puis après, l’auteure m’a perdu, multipliant les personnages et leur histoire, multipliant les interventions politiques anarchistes.

J’ai trouvé un peu facile qu’Ida représente la mère patrie : un peu juive, un peu italienne ; son fils aîné l’Italie de Mussolini qui retourne sa veste, et son dernier Useppe comme le symbole de la courte présence allemande dans le pays.

J’ai souri chaque fois que l’auteure utilisait l’adjectif autarcique. Il y avait beaucoup de choses autarciques à cette époque en Italie.

Je n’ai pas aimé la place des rêves dans le roman : les personnages rêvent beaucoup trop, à mon avis. Mais j’ai aimé les chansons et poésies qui parsèment la lecture.

Mais j’ai aimé découvrir la ville de Rome pendant ces temps terribles.

L’image que je retiendrai :

Celle de Nino promettant à son frère qu’il viendrait, et Useppe qui l’attend sans relâche.